• La Bosse des maths

    La Bosse des Maths 

    Vous connaissez tous l'expression " avoir la bosse des maths " .

    Mais La Ch'tite Gâte a su vraiment  ce qu'était la bosse des maths dès l'âge de huit ans .

    Elle était donc en classe unique dans une école loin de son domicile de l'époque ( voir ici).

    La gamine était arrivée dans cette école à 6 ans. Elle savait lire les histoires de René, Lili, Toto et du rat et lisait Bécassine.

    Madame Depresles, l'institutrice de ce village, l'avait accueillie gentiment à son arrivée. La Ch'tite gâte, entrée à l'école à 5 ans avait dû faire une sorte de cours préparatoire dans l'école précédente. Une sorte, car , en effet, la Ch'tite Gâte n'a su qu'à 9 ans qu'à l'école il y avait différentes divisions. Avant, elle n'en avait jamais entendu parler. Elle avait juste retenu ce que lui avait dit son grand-père, le Touène : "Il faut bien travailler à l'école  si tu veux être maîtresse d'école! "

    La Bosse des maths

     Photo archives personnelles ( photo prise dans cette école )

    En calcul, la Ch'tite gâte se débrouillait plutôt bien. Normal, puisque cette maîtresse ne s'occupait que des élèves ayant des facilités et laissait beaucoup tomber les autres .Si on suivait bien, on avait à 9 ans, le niveau du fin d'études ou presque en français et en calcul.

    Donc , en 1952, la gamine faisait déjà des problèmes assez difficiles. Mais elle adorait cela. Un certain jour de 1952, elle venait de terminer  un problème sur la surface d'un pré et son prix de vente. Elle a oublié l'énoncé exact, mais le pré était rectangulaire, c'est sûr.  Madame Depresles passe dans les rangs et vérifie les résultats par-dessus l'épaule des élèves, juste avant la sortie du soir. Elle jette un oeil sur le cahier de La Ch'tite Gâte comme elle avait l'habitude de le faire. Et c'est alors que retentit un grand cri dans la classe: " Quelle horreur! Ton problème est tout faux.Mais à quoi tu penses !" Et plaf, un grand trait de stylo rouge barre le problème . 

    La Ch'tite gâte ne comprenait pas trop pourquoi son problème plutôt facile était tout faux. Une erreur de calcul, possible. Mais entièrement faux ???

    Par contre , elle avait très bien entendu plusieurs fois le bruit de verre dans la cuisine contiguë à la classe où la maîtresse se rendait plusieurs fois par jour, abandonnant la troupe pendant quelques instants.

    La petite rentre chez elle et parle de ce problème faux  à ses parents qui donnent raison à la maîtresse:" Oué terjous  possib' de se tromper,  disait Le Piarre, la maîtresse sait mieux compter que te, oué sûr !". La Ch'tite gâte avait des doutes: impossible que son problème soit entièrement faux. Elle l'avait trouvé facile.

    Le lendemain matin, retour à l'école! La maîtresse rend les cahiers de calcul, ouverts comme d'habitude. Arrivée près de  la Ch'tite gâte, elle dit ,d'un ton sévère : " Pourquoi t'as barré ton problème ?Qu'est ce qui t'es passé par la tête. Il est juste. ". La Ch'tite se souvient encore de sa surprise, en entendant ces mots.

    La gamine se lève de son banc, regarde la maîtresse fixement d'un regard noir ( le regard qui tue)  et dit : "C'est vous, madame, qui l'avez  barré hier avant la sortie! " La gamine aurait mieux fait de se taire car elle reçoit aussitôt sur la tête un grand coup de baguette ( la baguette avait la taille de l'aiguillon pour conduire les boeufs ). Elle a eu mal,  mais n'a pas pleuré bien qu'elle sentait qu'une grosse bosse se formait sur le haut de son crâne. Elle a quand même redit plusieurs fois : " C'est vous Madame qui l'avez barré ! ".  C'était presque midi et  l' Alice, la patronne du café, qui faisait réchauffer le repas des écoliers  lui a mis une compresse sur la tête tout en lui  disant : " Ben, elle avait encore bu ! " Et là, la petite a pleuré.  Mais elle était avant tout furieuse contre la maîtresse.

    Le soir, quand la Ch'tite gâte est rentrée chez ses parents, elle leur  a  raconté sa mésaventure et la bosse était bien visible. Leur réponse fut  immédiate : " Oué pas  ben  grave. Mais elle ave  inquère  bu ! " Et,  Le Piarre , très en colère contre l'institutrice , l'a traitée de tous les noms. Mais ni Le Piarre , ni La Tonine n'ont osé affronter l'institutrice. Ben oui, ça ne se faisait pas!

    Mais Le Piarre  avait quand même dit : " Si ale rec'mmence, elle aura à faire à me ! " Ces derniers mots avaient rassurée la Ch'tite.

    Quelques jours après,  La Ch'tite gâte raconta ce coup de bâton à vaches sur la tête à ses grand-parents. Et c'est là que Le Touène, son grand-père,  lui dit à peu près ces mots : " T'en fas pas, ma Ch'tite.Te seras terjous bounne en calcul. Oué LA BOSSE DES MATHS que t'as  sus la tête! Te s'ras ane bounne maîtresse d'école pus tard ". Mystérieuse bosse qui fit que par la suite, La Ch'tite gâte aimera bien  les maths !!!!

     Quand elle recevait le premier prix de mathématiques au collège, elle ne pouvait s'empêcher de penser à cette histoire de "bosse des maths "même si son grand-père lui avait expliqué depuis longtemps que ce n'était pas cette bosse qui l'avait rendue "matheuse" et qu'il fallait qu'elle continue à travailler régulièrement.

    Le résultat de cette aventure fut que La ch'tite gâte a vraiment pris ce jour-là deux décisions: la première de ne jamais boire une goutte de vin ou d'alcool.( Elle y avait déjà songé, auparavant,  pour d'autres raisons, plus familiales). Mais là, c'est sûr, elle ne voulait pas devenir "bredine" comme cette maîtresse. Et la deuxième, c'est qu'elle serait toujours bonne en calcul que son grand -père appelait  " maths " .

    Quand La Ch'tite gâte devenue une adulte a été institutrice, elle n'a jamais utilisé la moindre baguette pour montrer au tableau. Elle utilisait de temps en temps une simple règle et parfois, la règle plate.

    Cette Madame Depresles avait la réputation de boire du vin ou autre alcool pendant la classe, mais d'être une bonne institutrice. Bonne instit' oui, mais seulement pour les élèves qui suivaient sans difficultés. Donc , à la limite,ceux-là auraient presque pu se passer d'elle !(ça , c'est ALN03 qui le pense ).

    Elle a eu plusieurs fois des élèves premiers du canton au certificat d'études. Mais combien d'enfants ont-ils raté leur scolarité à cause d'elle ?

    Cette personne aurait environ 110 ans, a fait une grande partie de sa carrière dans ce village que nous avons quitté en 1953. Je ne l'ai jamais revue après notre départ. J'ai eu  tort de ne pas aller discuter avec elle quand je suis devenue instit' à mon tour. 

     

    Pour être honnête, je dois dire  que son mari, Mr Depresles,  secrétaire de mairie, nous a appris beaucoup de choses en nous faisant faire des travaux pratiques ( par ex.construire des volcans en sable dans la cour) et en organisant des ateliers  d'imprimerie à l'école pour imprimer nos rédactions

     

    « Sur le chemin de l'école ( Hiver 1950-51)

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  • Commentaires

    1
    Mardi 14 Mars à 12:50
    Francis

    Superbe récit. Cette "bosse des maths", celle des aptitudes t'aura bien servi, et l'autre, le coup de baguette "aussi", mais différemment, comme un contre-exemple ! Le mari était instituteur également ?
    Bises et bonne journée

      • Mardi 14 Mars à 13:19

        Francis: Merci.Son mari n'était pas instituteur . J'ai oublié quel  métier il avait eu, mis à part être secrétaire de mairie.Il était peut-être uniquement "mari d'instit''. Je sais qu'il écrivait dans les journaux locaux et a dû écrire quelques bouquins. Tu penses bien qu'il n'avait pas d'autorisation à l'époque pour s'occuper de nous.  Mais avec lui , on a créé des îles, des volcans ...Les marées basses et hautes , on connaissaithappy puisque la mer arrivait et repartait grâce à un seau d'eau et je crois une petite pompe.Evidemment, pas d'eau au robinet à l'époque !

        Nous étions en méthode Freinet grâce à lui happy .Pendant les 3 ans passés dans cette école, je suis certaine qu'aucun IDEN n'est passé car je m'en souviendrais si cela était arrivé. Bonne journée, Francis !

         

         

    2
    campanule
    Mardi 14 Mars à 13:05

    j'ai aimé lire ton témoignage d'école primaire en campagne. une institutrice portée sur le vin et l'alcool, à l'heure actuelle bien des parents porteraient plainte, son comportement avec la correction sur ton cahier démontre la

    réaction de caractère avec l'alcool. C'est vraiment un jeu de mots dans ton cas "bosse" et "maths" ! Egalement,

    j'ai aimé les maths, le calcul rapide "verticalement" et horizontalement". Je ne comprends pas qu'une institutrice fasse des préférences entre les élèves, j'ai connu cela au lycée avec un professeure qui préférait les élèves dont les parents avaient une bonne situation, par rapport à d'autres, ce n'est pas bien du tout. Bonne journée. Renée

      • Mardi 14 Mars à 13:36

        Campanule: Merci ! Ce serait normal que les parents portent plainte ou au moins fassent un signalement aux autorités compétentes.

        Cette institutrice m'aimait bien car j'étais une bonne élève .Mais là, c'était "Qui aime bien, châtie bien! ".Dans ce village, nous étions tous "enfants de petits paysans métayers ou fermiers ".

        Par contre , au collège et lycée, être enfant de paysans te boostait pour bosser et  passer devant les enfants de familles plus aisées. En effet, si on voulait rester boursiers, il fallait bosser. Sans bourse, c'était retour à la maison  Je n'ai pas le souvenir de profs faisant des différences par rapport à la situation des parents.

        Aujourd'hui, il faudrait à mon avis que les bourses au mérite soient remises partout  et que les gamins se sentent tirés par le haut pour se sortir de situations de vie très compliquées. 

    3
    Mardi 14 Mars à 13:20

    quel beau témoignage!

    Il est vrai que certains maîtres ou professeurs nous marquent pus que d'autres et orientent un peu notre vie et carrière future

     

    4
    Mardi 14 Mars à 13:47

    LMPT : Merci. J'ai eu plusieurs enseignants qui m'ont marquée. Et même, cette instit ' un peu spéciale fut un bien pour mon job. Ma méthode fut toujours "non violente" sauf une foissmile. Un jour, je parlerai bien de la seule "claque" que j'ai donnée à mes débuts. Mais celui qui l'a reçue n'est plus de ce monde pour en rire avec moi , comme on a eu l'occasion de le faire par la suite  ( J'avais 20 ans et lui 13 ans ).

    5
    Mardi 14 Mars à 14:03

    Et oui, du temps de notre enfance, les "châtiments" corporels faisaient partie de la panoplie pédagogique, et ils n'étaient pas toujours justifiés, ou proportionnés.  Merci pour ton savoureux récit. 

      • Mardi 14 Mars à 14:58

        Khaz: Merci.Quelle panoplie! Les coups faisaient du bien à celui ou celle qui les donnait .Et pourtant,ils étaient théoriquement interdits depuis 1887

        "En France, les châtiments corporels et la violence éducative sont interdits à l’école depuis le décret de 1887 pris par Jules Ferry mais dans la pratique, c’est le mouvement de Mai 68 qui a modifié la donne. La Convention internationale des droits de l’enfant de 1990 précise que la discipline scolaire doit respecter la dignité de l'enfant, et deux circulaires, celle du 6 juin 1991 sur la vie scolaire et les sanctions, et celle de 2000, viendront rappeler la règle."extrait de Wikipédia.

        En 1963, je me souviens de 2 consignes données, quand j'ai commencé de bosser: " Ne pas frapper les enfants .Ne pas rester seul ( e) avec un élève dans la classe "

        Les coups de règle sur les doigts ( comme on me l'a déjà raconté ) n'ont jamais fait entrer calcul et orthographe dans une tête. Sinon, ça vaudrait le coup de souffrir un peu pour pouvoir intégrer une Grande école yes

    6
    Mardi 14 Mars à 14:04
    eMmA MessanA

    Avant tout, j'aime la photo de l'élève. J'y vois une petite fille sérieuse avec un grand front intelligent...

    Merci pour ce témoignage empli d'humour. On y sent la ténacité de cette petite fille intelligente qui aimait l'étude et qui voulait apprendre pour devenir prof. Heureusement que cette maîtresse ne t'en a pas dégoûtée à vie avec son comportement lié à son addiction.

    Je me souviens d'avoir reçu un giffle en CM2 parce que je n'avais pas réussi mon problème de train ou de robinet. Mais bon, je crois que c'était une question de déception de la part de ma maîtresse qui m'avait prise en amitié et qui voulait à tout pris que je réussisse. Ma mère, courageusement (car plutôt timide) était poliment allée demander la raison de cette claque. L'enseignante a avoué avoir la main leste et s'est excusée... Je ne lui en ai pas voulu, grâce à cela et aussi parce que car c'est grâce à elle si je suis entrée en 6ème. Elle fait partie du panthéon de mes enseignants !

    Belle journée à toi,

    eMmA

      • Mardi 14 Mars à 18:37

        C'est vrai que tu as habité  à St Etienne du Rouvray . Et chapeau à l'instit de t'avoir remise à niveau après trois ans en Australie.

    7
    Mardi 14 Mars à 15:13

    eMma: Merci .Le cadre en carton de la photo faite à l'école  fait bien un peu nunuche .Et j'en ai une autre qu'il faudra que je mette en ligne .

    Quand tu parles de "front intelligent " tu t'exprimes comme mon père happy Un grand front doit être aussi efficace que la Bosse des maths smile

    C'est la seule fois où cette maîtresse m'a frappée .Mais , à l'âge de 7 ans , elle me chargeait d'apprendre à lire  mon cousin, un peu plus jeune que moi .Et ça , j'aimais bien même si je n'obtenais pas de grands résultats .A  la fin de l'année , ma tante l'a mis dans une autre école et elle a bien fait .

    Tu fais partie de la génération où les enseignants commençaient de devenir abordables pour les parents et je crois que tu n'étais pas en campagne.

    Grâce à cette dame, tu as pu entrer en sixième et c'est super que tu lui en sois reconnaissante. Belle fin de journée.

      • Mardi 14 Mars à 18:25
        eMmA MessanA

        Oui, j'habitais à l'époque dans la ville, devenue depuis tristement célèbre, de Saint-Etienne-du-Rouvray. Cette instit était la directrice de l'école et était en plus la maîtresse d'un double niveau CM1-CM2. Elle m'avait prise sous son aile car je ne parlais plus un mot de français après trois ans passés à Melbourne. Je lui dois d'avoir pu me remettre à niveau cette année-là. Je lui en serai éternellement reconnaissante et le lui ai fait savoir il y a quelques années en la retrouvant grâce aux pages jaunes...

        Bisous

    8
    daniel63
    Mardi 14 Mars à 18:19

    Bien ton récit !

    Autres temps , autres mœurs ...Dans mon patelin , un instit usait beaucoup d'archets de violon sur les têtes blondes !  Pas trop de réactions connues du côté des parents , mais tous savaient quand il avait sa dose  ...

    Nous , c'était tendre la main, doigts joints vers le haut , et attendre le manche à balai ...Surtout , pas bouger , sinon re belotte !

    Le principal est que les maths soient rentrées et que la bosse n'ait pas eu de fuite !

     

      • Mardi 14 Mars à 18:33

        Daniel 63: Merci de ton témoignage de montagnard bourbonnais . Tu vois bien qu'ils étaient un peu bredins nos instits.

        Au début où je bossais , certains instits ont été envoyés en pénitence dans certains coins de ta montagne. Est ce que ceux-là n'étaient pas déjà des Pénitents qui voulaient se venger ? 

    9
    Mardi 14 Mars à 19:35
    9
    Il y a 16 min   Supprimer le commentaire
     
    In the Mirror

     

     

    La violence sur les élèves est d’un autre temps, aujourd’hui, les parents iraient de suite porter plainte pour coups et blessures. Tu n’as pas souffert de sa bosse des maths, mais qui sait si d’autres enfants n’ont pas été traumatisés par l’alcoolisme de cette dame ?

      • Mardi 14 Mars à 19:39

        Je ne sais pas ce qui c'est passé, je n'ai pas pu terminer mon commentaire.
        Je voulais rajouter que j’aime lire tes récits évoquant les souvenirs de ton enfance et regarder tes belles photos d'époque, c’est passionnant !

      • Mardi 14 Mars à 19:58

        In the mirror: Merci.Je suis contente de ton retour car j'ai eu un blocage de blog .Je ne pouvais rien écrire moi non non plus. C'est pourquoi j'ai copié -collé ton com.Tu as dû avoir le même problème que moi chez Eklablog.

        J'ai eu l'occasion de rencontrer des anciens élèves de cette école .Leur principal souvenir, c'est ce que cette instit' ne faisait bosser que les élèves qui comprenaient au quart de tour. Dans mon souvenir, elle ne frappait pas souvent les enfants ainsi. Des claques, oui!

        J'ai la chance d'avoir retrouvé ces photos qui appartenaient à mes parents et grand-parents. Merci pour les compliments sur ces photos. Venant de toi, j'apprécie .Bonne soirée Katia.

      • Mardi 14 Mars à 20:57

        Effectivement, je n'avais plus la possibilité d'écrire quoi que ce soit.
        Les mystères de l'informatique :)

    10
    Simone
    Mardi 14 Mars à 20:10

    J' adore ton histoire et tu sais on te reconnait de suite sur la photo, tu n' as guère changé. Ce récit entrecoupé de phrases en.....bourbonnais est extrèmement savoureux. Ta Mme Depresle devait se shooter au bourbon.

    Moi, j' étais juste moyenne en maths qui ne m'intéressaient pas jusqu' au jour où le prof de maths m' a vexée. J' étais en 1ère et le trimestre suivant j' étais 1ère en maths, et j' ai dit au prof "voilà, si je veux je peux, il ne fallait pas me vexer, mais vos maths ne m' intéressent pas ". En fait les maths n' ont commencé à m' intéresser qu'à partir de la terminale, et après en fac. Cabocharde et fumiste me disait-on; ce devait être  ( un peu) vrai.

    Bises et à ta prochaine histoire, mais la prochaine fois qu' on se voit fais-moi penser à tâter ta bosse.

      • Mardi 14 Mars à 21:21

        Simone: Merci.Ah , bon ,tu m 'aurais reconnue avec cette photo .Je n'ai que 62 ans de plus.Une paille ! 

        Mais oui, Doc Simone, tu regarderas si j'ai des séquelles de la bosse .En te lisant, tu me fais me souvenir qu'on disait qu'elle buvait du rhum .Cabocharde et fumiste ,que des bons ingrédients pour ton métier happysi j'en crois ta réussite .

    11
    Mercredi 15 Mars à 07:30

    ...de cette histoire fort malheureuse, tu en as fait une ligne de conduite pour ta carrière.

    Je me rappelle d'une institutrice, pas plus grande que ses élèves en CM2, très autoritaire. Nous la craignions mais elle ne laissait personne "en rade"...Je l'ai revue dans mon service à l'hôpital en fin de vie et j'ai pu lui dire combien elle nous avait appris le sens de l'effort!

    Bonne journée, bises de Mireille du Sablon

      • Vendredi 17 Mars à 16:35

        mireilledu sablon: Merci.Amusant! Cette instit' n'était pas très grande non plus .Mais sa baguette pour boeufs était presque aussi longue que la classe.Et le fait qu'elle en laissait en rade n'est pas qu'un souvenir,c'est bien réel!Bonne fin de journée, Mireille.

    12
    H2O-
    Mercredi 15 Mars à 20:43

    Une bien belle histoire. Avec la bosse des maths, pas besoin de beaucoup apprendre, il suffit de comprendre. Ce récit me rappelle ma maitresse qui utilisait aussi la règle ou tirait les oreilles de temps en temps... C'était ce qu'on appelle une bonne institutrice qui poussait au maximum tous ses élèves et portait aussi secours à ceux qui avaient de gros problèmes familiaux. Je regrette de ne pas l'avoir revue avant son décès pour la remercier, elle m'avait appris l'essentiel, lire, écrire et compter. Après, on peut tout apprendre quand les bases sont bonnes.

    Elle est semble inspirée cette ch'tite gâte... pas de doute elle n'est pas douée que pour les maths (et c'est bien toi !)

    Bises et merci pour ce témoignage

      • Vendredi 17 Mars à 16:41

        H2O: Merci.Une bonne instit ' ( comme on dit ) c'est celle qui s'occupe de tous et surtout des enfants en difficultés ou différents mais qui ne "cogne " pas pour arriver à ses fins . Je pense y être arrivée au collège ou en primaire.Mais je pense que j'ai été très moyenne quand j'ai dû bosser contre mon gré en école maternelle: là , je ne cognais pas, mais je criais trop !!!smile

        J'ai revu fréquemment l'enseignant que j'ai eu après 9 ans et grâce à qui j'ai pu entrer en sixième. C'est super que tu aies revu cette dame . A bientôt Bourbo-Combraillaise !

    13
    Vendredi 17 Mars à 15:06
    Marité

    Ah, ah, la maîtresse s'en jetait un coup en douce... et en fin de journée c'était limite :-)
    Roooh, je comprends bien que tu t'en souviennes de cette bosse des maths ! Le bonheur est que cet épisode ne t'ait pas dégoûtée de l'école... :-)
    GROS BECS Nini

      • Vendredi 17 Mars à 16:46

        Marité: Merci.Tu peux deviner le résultat en fin de journée. Enfin, comme moi, tu devais bien boire de...la flotte en classe !Je pense sincèrement que cette histoire de bosse, racontée par mon grand-père m'a motivée. Et puis, je n'ai vraiment été frappée qu'une fois.Bonne fin de journée Maikresse en TGV.

    14
    Cornus
    Samedi 18 Mars à 13:46

    Faire subir des châtiments aux élèves parce qu'ils n'y arrivent pas est scandaleux. En revanche, mettre des baffes à ceux qui sont notoirement insupportables et mal élevés devrait être obligatoire ! Et oui à l'humiliation des petits cons. Quant aux parents, ils ne devraient rien à avoir à redire et punir deux fois plus leurs gamins de retour de l'école. C'est comme ça que cela se passait du temps de mes parents et à mon époque aussi, il fallait filer droit même si personne ne nous frappait. Personnellement, j'étais un enfant sage. A présent, ce sont les parents ou le grand frère qui veulent s'en prendre physiquement aux enseignants parce que lesdits enseignants ont osé dire que la huitième merveille du monde qui sert d'élève est insupportable. On est passé d'un extrême à l'autre par rapport à l'avant 1968. De mon temps, je pense que la situation était assez équilibrée par rapport à la dérive qui a suivi (effets des textes des années 1990 et 2000 dont tu parles ?).

    A propos de ta bosse des maths, je ne m'attendais pas à ça en te lisant. Les profs alcooliques, ça existe encore. Fromfrom a eu un collègue qui l'était (l'est toujours probablement) dans une école précédente : exécrable le matin car en manque et jovial l'après-midi... Les parents ne sont sans doute pas au courant. De plus, ce n'est pas un très bon enseignant.

    De profs (des écoles ou autres) qui ne s'occupent que des bons élèves, c'est très répandu, toujours à l'heure actuelle. J'ai connu ça au collège en maths. Mon père m'a avoué bien des années après qu'elle lui avait dit qu'on ne ferait jamais de moi un universitaire ! La belle blague...

    Merci pour ton récit. Je dis beaucoup de blagues, mais tu sauras bien faire le tri ! :-)

    15
    Samedi 18 Mars à 19:38

    Cornus; Merci. Ne t'en fais pas , j'ai fait le tri .Ce serait marrant si tu allais exposer toutes tes idées dans la classe de Fromfrom devant les parents.Mais prends une armure!

    J'ai quelques doutes sur tes souvenirs perso d'avant 68 et sur ta pédagogie des claques.  Mais "dresser certains parents " tu peux t'y employer. Enfin tu es sûrement le dirlo de collègues qui sont des parents modèles ;o)

    Un enfant sage, Toi,  à voir !

    Par contre,je crois ce qu'on avait dit à ton père .On m'avait dit à peu près la même chose pour ma fille.

      • Cornus
        Dimanche 19 Mars à 07:41

        Mes souvenirs perso d'avant 1968, j'aurais effectivement du mal, mais j'ai des témoignages assez précis de mes parents, notamment de mon père.

        Je ne pense pas que mes collègues soient des parents modèles, d'autant qu'ils ne sont déjà pas tous des collègues modèles.

        Dresser les parents, oui, je suis pour, mais par le corps enseignant lui-même. Or, quand le chef d'établissement ne soutient pas ses collègues enseignants, même quand ils sont excellents, il y a déjà de quoi se poser des questions. Et le chef d'établissement devrait pouvoir choisir pour de vrai ses collaborateurs et avoir une certaine autonomie et de vrais pouvoirs (mais s'il déconne être sanctionné). De ce côté-là, l'enseignement catholique n'est pas exemplaire et dans le public le directeur n'a rigoureusement aucun pouvoir. Tout cela n'aide pas. Il faudrait rétablir la respectabilité  et l'autorité du corps enseignant, ce qui passe aussi par leur montée en compétences, parce que quand on voit les brêles qui enseignent, il y a de quoi se poser des questions.

        Oui, j'étais vraiment un enfant sage, ce n'est pas une blague. Je pense (je fais plus que le penser, des témoignages externes vont dans ce sens) que j'étais quelqu'un de très calme, peut-être même trop. Même bien plus récemment, certaines personnes, qui au final n'ont rien compris, m'ont qualifié d'introverti. Je pense même sans doute dans certains cas passer pour taciturne, mais c'est volontaire voire stratégique. En vrai, je ne suis pas monolithique et je peux m'avérer extrêmement bavard.

        On avait dit d'autres conneries à mon père à mon sujet, suite notamment à des tests psycho-machin-chose qui me révélait limite débile, là où j'étais simplement lent.

      • Dimanche 19 Mars à 21:12

        Cornus: J'aime bien quand des personnes  ayant à peu près l'âge de mes enfants commentent .Tu as raison de dire qu'un directeur d'école primaire n'a aucun pouvoir .Il ne peut rien vérifier en ce qui concerne le travail des enseignants  et doit faire appel aux IDEN.

        Débile ??? On avait dû trouver un autre mot .C'est vrai que les lents, les rêveurs sont parfois difficiles à cerner .J'avais tendance à penser qu'ils s'ennuyaient à l'école et à réfléchir à leur cas .

         

        Merci pour ton témoignage. Bonne semaine au milieu de tes belles plantes smile ainsi qu'à Fromfrom qui n'est pas une brêle yes

         

    16
    Denise Basagana
    Samedi 18 Mars à 22:23

    Magnifique histoire ! Oui ! Je regrette que la Ch'tite Gate ne soit pas allée montrer comment elle était devenue "gente" et savante à son ancienne maîtresse d'école !!! ça lui aurait fait les ieds à c'te bourrique !!! Merci our cette belle histoire !

      • Samedi 18 Mars à 22:35

        Denise Basagana: Merci .Et voilà qu'une marseillaise pure souche happy emploie des termes bourbonnais !Ben ça alors ! Bonne soirée 

    17
    Ramon
    Dimanche 19 Mars à 14:36

    Superbe récit! 

    Cette histoire paraît incroyable, en 2017, c'était pourtant comme cela dans les villages. Et le maître d'école tapait. Chez nous, c'était avec un roseau et ça faisait mal. 

    Qui sait, peut-être bien que le don pour les maths est venu avec cette bosse?

    Magnifique histoire!

      • Dimanche 19 Mars à 20:55

        Ramon: Merci.Un roseau ça devait cogner ! Oui,  ce devait être des baguettes magiques. Et si toi, Le Doc ,tu me le dis c'est que ce doit être vrai pour les maths. Le roseau a dû te donner une foule de dons happy Bonne soirée.

    18
    Dimanche 19 Mars à 18:05

    Heureusement qu'il ya a FB car pas eu d'alerte pour ce magnifique post !
    Que de choses importantes et pleines d'humanité (forces et faiblesses).

    Merci à la "Ch'tite Gâte" !

    19
    Dimanche 19 Mars à 20:58

    YMDS; Je viens de regarder .Tu es bien inscrit à la newletter .Tu vois FB , c'est utile happy Merci à toi, Gars do pays de Cougnas

    20
    Lundi 20 Mars à 11:46

    Souvenirs souvenirs ... ;) Chez moi, le mari de Mme Depresles était caviste, stockage et distribution de boissons alcoolisées ou non.

    Comme YMDS pour la newsletter, sauf que je n'ai pas FB car c'est très inutile :) haha. J'ai vu le nouveau post sur le fil RSS.

    21
    Lundi 20 Mars à 13:34

    Chingtong: Curieux que vous n'ayez pas reçu la newletter tous les 2. Je mets rarement un post sur FB.On peut vivre sans FB, c'est sûr, mais utile parfois!( ha, ha! ) C'est vrai que Netvibes ( ou assimilés ) c'est pratique .Je crois bien que je n'ai pas mis ton dernier blog en fil RSS. Je vais remédier à cela car ce n'est pas " très Inutile " happy Le mari de ta Madame Depresles vous donnait peut-être une boisson non alcoolisée de temps en temps. Merci de ton passage qui montre que Madame Depresles sera connue jusqu'en Chine :-) 

    POUR RENDRE VISITE AU NOUVEAU BLOG DE CHINGTONG ( JFM ) IL VOUS SUFFIT DE CLIQUER ICI et vous ne le regretterez pas .LA CHINE COMME SI VOUS Y ETIEZ (EN PHOTOS, EN MUSIQUE etc...)

      • Lundi 20 Mars à 23:44

        Pour le RSS j'utilise Bamboo, un addon de Firefox, nickel.

    22
    H2O-
    Hier à 09:32

    Ce serait bien de poursuivre ce témoignage avec l'expérience d'une instit... comment enseigne-t-on à des enfants en difficulté ou différents ? y a-il une méthode ?

    Bon week end (pluvieux à Montluçon)

      • Hier à 10:39

        H2O: Dans des cas comme ça, j'agissais au feeling et prenais conseil auprès de gens compétents . Mais il y a des gens qui passent par là, plus compétents que moi , en la matière. Chaque cas est différent . Je te joins dans la journée.

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